Discover the cultural heritage of washhouses through songs and poetry that celebrate these places of life and encounter
Connaissez-vous des lavandières, comme on en voient au Portugal
Surtout celles de la rivière de la ville de Setubal
Ce n'est vraiment pas des lavoirs, où elles lavent mais des volières
Il faut les entendre et les voir, rythmer leurs chants de leurs battoirs.
Quand un homme s'approche d'elles, surtout s'il est jeune et bien fait
Aussitôt elles glissent leurs bretelles, de leurs épaules au teint frais
Oui mais si c'est un va-nu-pied, ou bien même quelque vieil hidalgo
Elles s'amusent à le mouiller en chantant d'une voix égayée.
Le soir venu les lavandières s'en vont avec leur linge blanc
Il faut voir leurs silhouettes fières se détacher dans le couchant
Sur leur tête leur panier posé, telles des déesses antiques
On entend doucement s'éloigner leur refrain et leurs pas feutrés.
Oui mais souvent les lavandières trouvent le mari de leur choix
Toutes les autres lavandières le grand jour partagent leur joie
Au repas de noce invitées elles mettent une ambiance folle
Le xérès faisant son effet, elles commencent à chantonner.
Venez venez
Sur mon bateau
C'est le plus grand
C'est le plus beau
Il fait vraiment
Plaisir à voir
C'est un charmant
Bateau-lavoir
C'est moi qui suis
Le capitaine
Je me déguise
En croquemitaine
Pour faire peur
aux lavandières qui vont
Plonger toutes nues dans la rivière
Pour attraper des bouts d'savon
Quand vient le soir
Je rêve un peu
Je m'en vais boire
Au coin du feu
Mais aux vendanges
En Arles sur Teck
Le bateau se change
En discothèque
Toute la jeunesse
Du pays
Vient et s'y presse
Toute la nuit
Et au p'tit jour
Chacun se dit au revoir
Claquant des mains
Comme des battoirs
A bord de mon vieux bateau-lavoir
Un jour un banquier
Homme d'affaires
Tombe à mes pieds
Chez un notaire
Il me demande
Si j' veux de l'argent
Pour que je vende
Mon bâtiment
Je lui répondis en délire :
-- « La liberté c'est mon navire !
Ça n'a pas d' prix
Et je vous l'dis aussitôt ! »
-- « Vous me donnez envie de rire
En voulant m'emmener en bateau ! »
Venez venez
Dans la tempête
Les nouvelles vagues
Ont plus de dix mètres
Quand le temps se gâte
C'est épatant
C'est ma frégate
On reste contents
Et si demain
Fini l' voyage
Il prend le chemin du garage
On pourra dire Il fallait le voir pour y croire
Chacun lui doit un peu d'espoir
à ce bon vieux bateau-lavoir
à ce baba
à ce toto
à ce lala
à ce voivoir
à ce bon vieux balo
à ce bon vieux bavoir
à ce bon vieux bateau-lavoir.
Au bout du chemin, sous les tilleuls,
Il est un lavoir tout seul,
Où l'eau claire vient chaque jour
Chanter la vie et les amours.
Les femmes du bourg, dès le matin,
Y portaient le linge et le pain,
Le battoir frappait la mesure
Et le village, Ã mots couverts, murmure.
On y lavait draps et chagrins,
Les secrets des soirs et des matins,
Et sous le toit de vieilles tuiles,
Riaient les filles de la ville.
Aujourd'hui l'eau coule toujours,
Mais le silence a pris le tour ;
Écoute pourtant, ami passant,
Le vieux lavoir chante en dedans.
lavoirs.org
Audio coming soonTournez, tournez, mains dans l'eau froide,
Le jour se lève sur le lavoir,
Frottez, frottez, la toile raide,
Et chantons haut pour nous revoir.
La première rince les langes,
La deuxième bat le drap blanc,
La troisième, aux joues d'oranges,
Rêve d'un beau garçon des champs.
On se raconte, on se querelle,
On rit des hommes et du curé,
Le savon mousse, l'eau ruisselle,
Et le soleil vient nous sécher.
Quand vient le soir, paniers sur la tête,
On rentre au pas, le cœur léger,
En emportant, comme une fête,
Le linge blanc de nos journées.
lavoirs.org
Audio coming soonAu bord du lavoir, un dimanche,
Je t'ai vue rincer tes rubans,
L'eau glissait sur tes mains blanches,
Et mon cœur battait comme un enfant.
Tu chantais un air de ta mère,
Un vieil air que l'on ne sait plus,
Il montait au-dessus de l'eau claire
Comme un oiseau qu'on n'attend plus.
Les années ont passé sur l'onde,
Le vieux lavoir s'est endormi,
Mais quand revient l'aube du monde,
J'entends encore ta voix, ma mie.
Alors je viens, le pas qui tremble,
M'asseoir sur la pierre au matin,
Et l'eau et moi, tous deux ensemble,
Nous nous souvenons du refrain.
lavoirs.org
Audio coming soonJe suis parti ce matin même
Encore saoul de la nuit mais pris
Comme d'écœurement suprême
Crachant mes adieux à Paris
Et me voilà , ma bonne femme,
Oui, foutu comme quatre sous
Mon linge est sale, aussi mon âme
Et me voilà chez nous
Voici ce linge où goutta maintes
Et maintes fois un vin amer
Où des garces aux lèvres peintes
Ont torché leurs bouches d'enfer
Et voici mon âme plus grise
Des mêmes souillures, hélas !
Que le plastron de ma chemise
Gris, rose et lilas
Au fond du cuvier où l'on sème
Parmi l'eau, la cendre du four
Que tout mon linge de bohème
Repose durant tout un jour
Et qu'enfin mon âme, pareille
A ce déballage attristant,
Parmi ton âme, ô bonne vieille,
Repose un instant
Tout comme le linge confie
Sa honte à la douceur de l'eau
Quand je t'aurai conté ma vie
Malheureuse d'affreux salaud
Ainsi qu'on rince à la fontaine
Le linge au sortir du cuvier
Mère, arrose mon âme en peine
D'un peu de pitié
Et lorsque tu viendras étendre
Le linge d'iris parfumé
Tout blanc parmi la blancheur tendre
De la haie où fleurit le mai
Je veux voir mon âme encore pure
En dépit de ce long sommeil
Dans la douleur et dans l'ordure
Revivre au soleil
Maman, ton mauvais gâs arrive
Au bon moment
Pauv' de moi
J'étais un si bon vieux lavoir
Les fem' chaque jour chaque soir
Venaient s'égayer en ces lieux
J'étais un beau lavoir bien vieux
Ah ! que de draps on a posé
Sur mes très vieilles margelles
Que de linge battu, frappé
Par le battoir de ces belles !
Tandis que l'eau claire clapotait
Tandis qu'au loin elle emportait
Les secrets de polichinelle
Sortis de la langue des belles
La Fontaine Saint Martin
S'écoulait dans mon bassin ancien
J'étais le doyen des lavoirs
A mes côtés un abreuvoir
Venaient y boire les chevaux
Dans le temps n'y avait pas d'auto
On m'appelait le bon Marco
Du temps n'y avait pas d'auto
Mes deux bassins étaient en bois
Dans les fonds j'étais à l' étroit
Le sieur Grapin voulut m'enclore
Les femmes crièrent pas encore !
On m'habilla d'un très beau toit
Lavandières à l'abri du noroi
Voyez ce qu'il reste de moi
Pauvre Marco bassin de roi
Au creux du val dort une eau claire
Où le ciel vient poser son front,
Un vieux lavoir de pierre austère
Garde la mémoire du vallon.
LÃ , chaque aube, venaient les femmes,
Le panier lourd sur la hanche,
Battre le linge et battre les âmes,
Rincer la peine et la revanche.
Le battoir chantait sa cadence,
L'écho roulait de toit en toit,
Et l'eau gardait, dans son silence,
Tous les secrets qu'on disait tout bas.
Aujourd'hui l'herbe a pris la place
Des mains rougies et des refrains,
Mais dans le miroir que l'eau enlace
Passent encore ces beaux matins.
Je suis la pierre du vieux lavoir,
Usée par mille et mille bras,
J'ai bu la lumière et le soir,
J'ai bu les rires et les tracas.
On m'a frottée jusqu'à l'aurore,
On m'a confié bien des chagrins ;
Le linge est parti, mais encore
Je garde la chaleur des mains.
La source, fidèle, me caresse
D'un filet patient et têtu,
Comme un souvenir de tendresse
Que le temps n'a jamais rompu.
Passant, si tu t'assois un instant
Au bord de mon bassin dormant,
Écoute : sous l'eau qui frissonne
Un village entier te pardonne.
Cours, mon eau, cours au lavoir,
Porte mes mots jusqu'au moulin,
Cours du matin jusqu'au soir,
Lave le monde et le chagrin.
J'ai lavé les langes des petits,
Les voiles blancs des jours de noce,
Et les mouchoirs que l'on plie
Quand le convoi passe et se hâte.
J'ai vu se pencher sur mon bord
Quatre saisons de lavandières,
L'été qui rit, l'hiver qui mord,
Les doigts gercés dans l'eau claire.
Cours, mon eau, cours sans finir,
Le lavoir dort mais toi, tu veilles ;
Tant que tu chantes, mon souvenir
Vivra au creux de la merveille.
These songs and poems reflect the cultural importance of washhouses in the French collective imagination. They evoke daily life, social encounters and the particular atmosphere of these places of work and exchange.
If you know of other songs or poems about washhouses, feel free to share them with us to enrich this collection.